
Le 4 mars 2026, c’est la journée de sensibilisation aux papillomavirus humains.
Les papillomavirus humains, ou HPV, sont responsables d’infections très fréquentes, telles que les verrues. La majorité des personnes, femmes et hommes, y sont exposées au cours de leur vie. Souvent sans le savoir, car ils ne provoquent généralement pas de maladie. Cependant, dans certains cas, une infection chronique peut entraîner des problèmes de santé.

Les HPV infectent la peau et les muqueuses du corps humain, notamment les zones intimes, la bouche et la gorge. L’infection est très fréquente : près de 80 % des personnes rencontreront au moins un HPV au cours de leur vie. Principalement à partir du début de la vie sexuelle active. Il existe plus de 200 types de HPV la plupart sont inoffensifs et disparaissent spontanément grâce au système immunitaire, sans symptôme.
Parmi ces virus, certains sont dits à haut risque de cancer. Ils provoquent des lésions cellulaires qui peuvent évoluer lentement, sur plusieurs années, vers un cancer. Parmi ces cancers, le cancer du col de l’utérus est lié à des papillomavirus dans presque 100 % des cas ! Mais ce n’est pas tout, les HPV est aussi impliqués dans :
– 88 % des cancers de l’anus
– 51 % des cancers du pénis
– Environ 1/3 des cancers de l’oropharynx
=> Mais attention : être porteur d’un papillomavirus ne signifie pas avoir un cancer. Dans la majorité des cas, le système immunitaire élimine le virus.
Du fait de son évolution lente, le dépistage du cancer du col de l’utérus permet de détecter des anomalies avant qu’elles ne deviennent cancéreuses. Il repose sur un prélèvement au niveau du col de l’utérus, réalisé par un professionnel de santé.
– Entre 25 et 30 ans : il repose sur la recherche de cellules anormales
– À partir de 30 ans : il recherche un HPV à haut risque de cancer
En l’absence de papillomavirus détecté, le dépistage est réalisé tous les 5 ans. è Un test simple tous les 5 ans peut avoir un impact majeur sur la santé.
Détecté tôt, le cancer du col de l’utérus peut être évité dans la majorité des cas : c’est l’un des rares cancers qu’on peut prévenir.
Le saviez-vous ?Le préservatif réduit le risque d’infection mais ne protège pas totalement contre les HPV. La vaccination contre les HPV est recommandée chez les adolescents de 11 à 14 ans (2 injections), avec un rattrapage possible jusqu’à 26 ans (3 injections).
Les vaccins contre les HPV sont très efficaces :
– chez les femmes vaccinées, ils évitent jusqu’à 86–96 % des infections à papillomavirus,
– chez les hommes, ils préviennent environ 90 % des condylomes liés aux HPV 6, 11, 16 et 18.
La vaccination est encore plus efficace avant le début de la vie sexuelle.
Et comme le dit le dicton : mieux vaut prévenir que guérir !
Les HPV sont des virus très fréquents, souvent sans conséquence, mais pouvant être à l’origine de cancers évitables. La vaccination et le dépistage permettent d’agir avant l’apparition de la maladie. Le CHU de Lille joue un rôle essentiel dans le dépistage et le suivi des patients, sur prescription médicale, en lien avec les professionnels de santé.
Prévenir, dépister, accompagner : trois étapes clés pour protéger la santé de toutes et tous.